Le retour d'un vieil ami - Dennis McNew

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Le retour d'un vieil ami

Ce n’était pas facile de me mettre à la place de Jean. Il avait eu un problème lors d’un voyage en Afrique, et il n’avait pas voulu le régler tout de suite. Pour ma part, j’essaie de ne pas laisser traîner ce que j’ai à faire, sauf quand cela touche à ma bibliothèque. Je ne dépoussière pas les tablettes souvent de ces meubles. Je n’en ai pas qu’un seul, puisque ma collection en nécessite plusieurs. J’ai l’habitude d’acheter les derniers ouvrages portant sur l’économie. De plus, j’adore me plonger dans des romans policiers. Ces deux sujets prennent, au moins, deux bibliothèques entières. Les volumes s’alignent les uns à côté des autres dans un ordre que j’ai choisi moi-même. Je n’ai pas toujours aimé la lecture. J’ai commencé à apprécier les livres, lorsque j’ai fait des études à l’université.

J’avais un colocataire lecteur. Il passait tout son temps dans ses livres. Il m’a mis entre les mains quelques œuvres que je devais découvrir pour aimer, tout comme lui, me consacrer des heures entières à la lecture. Nous sommes restés amis, mais nous ne nous voyons pas souvent. La vie est, parfois, amusante, et elle prend des détours impossibles à imaginer. Alors que Jean me racontait ses problèmes, un homme s’approcha de notre table. Nous étions dans un restaurant et nous attendions ce que nous avions commandé. L’homme posa la main sur l’épaule de mon voisin, qui réagit par un sourire lorsqu’il le vit. Ils se connaissaient bien, mais moi aussi, je pensais le connaître. Ce fut le ton de sa voix qui me rappela de nombreux souvenirs. Il était le frère de mon colocataire. Henri avait partagé notre petit appartement pendant deux mois, et je me souvenais parfaitement de lui.

Il avait rencontré notre ami commun lorsqu’il avait eu la commande d’un meuble comptoir cuisine à faire. Voir ce jeune homme avec une barbe et une telle assurance, deux attributs qu’il avait gagné pendant ces quelques années passées sans le rencontrer, cela me donna un peu de nostalgie. Il ressemblait peu à son frère, lorsqu’il était jeune, mais il avait la même voix que lui. Je m’enquis de ce que devenait mon ami et colocataire. J’appris qu’il avait trouvé un emploi très intéressant. Il avait monté une librairie et ajouté à ce commerce un souffle de légèreté. Son concept fonctionnait à merveille, et je fus invité à visiter la boutique.